On trouve tout et n'importe quoi sur Internet. Ce n'est pas un scoop. Ce qui est plus nouveau, c'est la prise de conscience que le n'importe quoi tend à occuper une place démesurée. La diffusion massive sur Internet de fausses informations et de théories conspirationnistes a attiré depuis lontemps l'attention des sociologues et des médias. On connaît moins les travaux des informaticiens, des physiciens et des mathématiciens sur ce sujet. Pour la Science présente dans ce numérodes analyses de données provenant de Facebook, qui révèlent, chiffres à l'appui, que les internautes tendent à former sur les réseaux sociaux des communautés isolées les unes des autres, qui s'autoconfortent dans leurs opinions et leurs préjugés – un cybercommunautarisme inquiétant.
Plus généralement, comme le souligne le sociologue Gérald Bronner , les libertés offertes par Internet, conjuguées avec nos biais cognitifs, ont produit un marché de l'information dérégulé, propice à la désinformation. Y remédier sans censurer est certainement l'un des plus grands défis que doivent aujourd'hui relever les sociétés démocratiques.
Title: Pour La Science # 472, February 2017
Series: Pour La Science
Item Number: POURLASCIENCE201702
No matter how much they try and push technology on me, I will always love ephemera.