60 à 70 % des cas de démence – dégradation de la mémoire, du raisonnement, du comportement et de l’aptitude à effectuer les activités quotidiennes – sont dus à la maladie d’Alzheimer. Et quand on sait que plus de 1 million de personnes en France souffrent de démence, chiffre qui triplera d’ici à 2050, on mesure l’ampleur du fléau Alzheimer, avec la souffrance des malades et celle de leurs proches, et le fardeau que cette pathologie constitue pour la société.
Mais malgré les efforts, la maladie d’Alzheimer reste mal comprise et, surtout, sans traitement efficace. On sait qu’elle se manifeste dans le cerveau par la mort de neurones, liée à une accumulation de certaines protéines. Aussi la recherche s’est-elle concentrée sur des médicaments susceptibles d’éliminer du cerveau ces dépôts délétères. Avec hélas peu de résultats.
Le neurobiologiste américain Kenneth Kosik aujourd’hui « indispensable de reconsidérer la biologie fondamentale de la maladie » ; et explicite dans ce numéro cinq grandes pistes à explorer.
Traiter une maladie suppose en outre de la détecter, et le plus tôt possible. D’où l’intérêt d’un autre pan de recherches qui tentent d’identifier des signes précurseurs, biologiques ou autres, de la maladie d’Alzheimer. Plusieurs études livrent d’ores et déjà des résultats intéressants et parfois surprenants
La maladie d’Alzheimer n’est pas encore vaincue, mais l’espoir est permis puisque la science l’attaque désormais sur plusieurs fronts.
Title: Pour La Science # 516, October 2020
Series: Pour La Science
Item Number: POURLASCIENCE202010
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